Les matériaux ignifuges pour prévenir l’incendie domestique

Efficaces pour limiter les départs de feu, les matériaux ignifuges contribuent à la prévention des incendies domestiques. Il s’agit de bois, de textiles, de matières plastiques, de béton armé et de structures métalliques recouverts d’un apprêt chimique de protection qui vont le changer en une matière non inflammable. Il s’agit d’une protection passive qui va servir à retarder et stopper la propagation des flammes.

Quels produits utiliser pour ignifuger une surface ?

Suivant le type et la dimension de la surface à protéger, il existe différents produits chimiques adaptés. Ces derniers sont souvent sous forme de liquide, de peinture et d’enduit qui ont subi des tests d’homologation afin de réduire les risques de danger particulier pour l’environnement humain, animal ou végétal. Il est également garanti que la résistance au feu sera maintenue malgré les fréquences d’usage et les années qui passent.

Une classification des matériaux ignifuges

Pour garantir la réaction au feu des matériaux ignifugés, il existe une classification M, soit M0 pour les matériaux « incombustibles » comme l’acier, le béton, la pierre, le verre, l’aluminium et bien d’autres encore.

Vient ensuite le classement M1 pour le bois ignifugé, les plaques de plâtre cartonnées qui sont « non inflammables », M2 pour les « difficilement inflammables » indiquant le bois ignifugé, les profilés PVC textiles en laine qui arrêtent de brûler dès que la source d’inflammation est enlevée.

Quant au M3, il renvoie aux matériaux moyennement inflammables qui correspondent aux bois massifs non résineux de 14 mm d’épaisseur, aux bois massifs résineux et panneaux dérivés du bois, aux textiles comme le nylon, l’acrylique et le polyester qui fondent, mais qui s’éteignent tous seuls en dégouttant dès que la source d’incendie est enlevée.

Quant au M4, cela désigne les matériaux facilement inflammables comme le bois massif non résineux d’une épaisseur inférieure à 14 mm, les fibres textiles comme le coton et l’acétate qui s’enflamment et brûlent rapidement.

Matériaux ignifuges, des règlements en vigueur

Pour limiter les risques d’incendie, certains établissements qui reçoivent du public (ERP) appliquent une règle dite du « 421 » qui impose un revêtement de sol de classe M4, un revêtement de mur M2 et un revêtement de plafond M1.
Pour protéger votre maison, vous pouvez vous inspirer de ces règlements, d’autant plus qu’il existe des articles décoratifs spécifiques comme les moquettes ignifugées sans produits chimiques dangereux. Ce type d’installation ignifuge est obligatoire pour augmenter les chances de survie des habitants en cas d’incendie.

Quels détecteurs pour sécuriser la maison ?

Que l’on soit propriétaire d’une maison ou d’un appartement, l’on redoute tous les ravages d’un incendie ou d’un cambriolage. Comme solutions préventives, les alarmes et les équipements de vidéosurveillance se dotent de toutes sortes de détecteurs pour garantir la sécurité des biens et des personnes dans tout le bâtiment. Mais entre les différents modèles de détecteur, lesquels choisir pour une sécurité optimale ?

Les détecteurs pour alarme et vidéosurveillance

À la base, un système d’alarme est composé d’une centrale reliée à des détecteurs placés dans les points stratégiques de la maison. Ainsi, il y a les détecteurs d’intrusion placés sous les portes et les fenêtres, les détecteurs d’effraction ou de bris de verre particulièrement efficaces pour surveiller les ouvertures, les détecteurs de fumée pour prévenir les incendies, les détecteurs d’émanations de gaz, etc.

Toujours plus perfectionné, le système de sécurité de la maison s’équipe également de caméras connectées avec détecteurs de mouvement, ainsi que tout un système de domotique qui permet de créer des scénarios de présence lors des longues périodes de vacances.

Les détecteurs anti-incendie

Pour vous aider à choisir entre les nombreux modèles de détecteur disponibles sur le marché, sachez qu’il existe actuellement 3 groupes principaux de détecteurs anti-incendie : les détecteurs de fumée, les détecteurs de chaleur et les détecteurs de monoxyde de carbone qui sont devenus obligatoires depuis le 8 mars 2015 suivant la loi sur la protection contre les incendies. Pour les autres détecteurs, ils servent pour avertir, protéger et alerter.

Les alarmes anti-intrusions

Pour ce qui est des alarmes anti-intrusions, vous avez entre autres les alarmes filaires et les versions sans fil. Pour une maison en construction, l’alarme filaire est peu coûteuse et les travaux d’installations ne poseront pas de soucis.

Ce qui n’est pas le cas avec les alarmes sans fil beaucoup plus chères, mais qui garantissent une facilité d’installation et d’utilisation. Suivant leur emplacement, ces systèmes d’alarme modulables vont assurer le rôle de détecteurs de périphérique (clôtures, allées, barrières), ainsi que de détecteurs périmétriques pour tout ce qui est mur, cloison, volets.

Pour les détecteurs intérieurs, ils vont servir à protéger une zone précise de la maison, tandis que les détecteurs volumétriques alertent les propriétaires en cas de présence ou de mouvement suspects à l’intérieur de la maison

La télésurveillance

En complément du système d’alarme, la télésurveillance permet d’avoir un visuel continu, en 24 heures sur 24, sur ce qui se déroule à l’intérieur et à l’extérieur du domicile. Et si jamais la sirène est enclenchée, les agents de sécurité du centre de télésurveillance font des constatations et s’il y a vraiment intrusion, informent les propriétaires par téléphone et se déplacent sur les lieux.

Et grâce aux caméras connectées, les propriétaires peuvent consulter les images enregistrées ou voir en direct l’état de la maison, et ce, peu importe l’endroit où il se trouve.

Vidéosurveillance : test de caméras IP en haute définition

Après un énorme succès dans l’univers du home cinéma, la haute définition débarque dans le domaine de la vidéosurveillance. De 300 000 pixels, la définition se multiplie et atteint plus de 921 000 pixels avec un format 16/9 bien loin du rapport 4/3 standard. Cette nouvelle génération de caméras IP garantit donc une meilleure précision et une fonctionnalité hors pair. La caméra réseau de nos jours est 100 % numérique, et elle est dotée d’un mini-ordinateur pour assurer la gestion des accès, faciliter la compression de la vidéo en mpeg4, faire l’enregistrement sur une carte SD ou SDHC, assurer la diffusion de la vidéo à distance via un site web, un email, un flux vidéo ou un FTP. Pour vous donner une idée sur les nombreuses possibilités de la vidéosurveillance HD, voici un test de deux modèles de caméra : la caméra IP réseau CS haute définition 720p et la caméra IP réseau IR haute définition d’Aviosys.

La caméra IP réseau CS haute définition 720p : 9070CS

Cette caméra est dotée d’un capteur au format CS ultra standard qui facilite la modification de l’objectif d’origine par un modèle grand-angle, ou un zoom plus performant. Outre le système audio/micro, la caméra est haute définition, dispose d’une sortie analogique BNC, d’une fiche réseau RJ45, d’un objectif CS et d’une carte SD remplaçable.

La caméra IP réseau IR haute définition : 9070IR

L’étanchéité et la vision à infrarouge jusqu’à 40/50 mètres sont les principaux atouts de cette caméra haute définition de la marque Aviosys. Sachez qu’elle est équipée d’une sortie analogique BNC et d’une fiche réseau RJ45.

La qualité des images

Avec la 9070CS en Haute définition 720p soit 1280 x 720, l’image est en faible luminosité. L’on constate également la sensibilité de la caméra et son excellente définition. Avec la souris, il est facile de faire des zoomages. Qui plus est, le système audio permet de faire des écoutes à distance.

Comme moniteur de vidéosurveillance, il est conseillé d’utiliser le player gratuit VL afin d’obtenir un véritable flux rtsp avec les images HD 720p et audio. À noter que cette fonction streaming HD 720 est compatible avec Internet Explorer, Firefox et tout autre navigateur de votre choix.

L’enregistrement des vidéos

Dès qu’un mouvement suspect est détecté, la caméra actionne l’enregistrement vidéo via un serveur FTP à distance ou une carte SD 2 Go fournie. Pour accéder aux images enregistrées sur la carte SD, connectez-vous à Internet Explorer et allez sur Media Player pour voir dans la liste vidéo. Suivant vos préférences, il est possible d’actionner l’enregistrement vidéo sur détection de mouvement ou sur horaires définis sur planning hebdomadaire.

Pour ce faire, utilisez le FTP et un format d’image en 3 résolutions dont CIF/CCIF ou 720 p (1280 x 720 pixels). Qui plus est, le mode vidéo MPEG4+M-JPEG et la résolution M4 :720 et JPG :720 sont nécessaires pour avoir 720p.

Quel budget pour un coffre-fort ?

Un coffre-fort à domicile assure la sécurité des biens précieux contre le cambriolage et l’incendie. Suivant le degré de sécurité recherché, vous avez le choix entre différents modèles de coffre-fort, dont les plus utilisés sont le coffre-fort encastrable et le modèle à poser. Mais qu’est-ce qui différencie ces deux coffres et quel budget allouer à cet investissement ?

Le coffre-fort encastrable

Aussi appelé coffre-fort à emmurer, le coffre-fort encastrable est recherché pour sa discrétion, car une seule face est visible. Ce qui n’est pas le cas du coffre-fort à poser qui peut être arraché par le cambrioleur.

Pour ce qui est du système de fermeture, vous avez le choix entre la clé, l’encodage électronique et le coffre-fort biométrique qui se base sur un système de reconnaissance d’empreintes digitales.

Pour garantir la fiabilité du coffre-fort encastrable, le mur qui le contient doit être bien solide et avoir une profondeur minimale de 15 cm. Qui plus est, veillez à éloigner le coffre des murs exposés à l’humidité et des façades en contact avec la chaleur des rayons du soleil et le froid hivernal.

Cependant, n’utilisez ce modèle de coffre que si vous êtes propriétaire de la maison, car vous devez prévoir d’importants travaux d’installation. Quant au volume du coffre, les modèles disponibles vont de 5 litres à 70 litres, mais le tout est de choisir celui qui sera assez grand pour contenir tous vos biens précieux (bijoux, documents, manteaux de fourrure, appareils hi-tech, ordinateur portable, etc.).

Concernant le prix d’un coffre-fort à emmurer, vous devez prévoir entre 50 à 1500 euros, mais la différence de tarif dépend du volume du coffre-fort, son niveau de sécurité suivant la qualité du matériau utilisé, le caractère ignifuge et le type de fermeture utilisé. Par exemple, un coffre fort encastrable de 5 litres doté d’une serrure à clé vous coûtera environ 135 euros.

Le coffre-fort à poser

Avec moins de travaux que l’encastrable, le coffre-fort à poser se fixe au mur ou au sol. Cependant, le risque d’arrachage est bien présent, mais il demeure une solution fiable pour les locataires qui ont besoin d’un endroit pour mettre en sûreté les documents et les biens précieux.

Pour l’installer, les professionnels vont fixer le coffre sur une masse dure, essentiellement en béton, pour réduire les risques d’extraction. Ensuite, ils utilisent des chevilles à expansions métalliques ou des chevilles chimiques pour sceller le coffre. En parlant de volume, les coffres-forts à poser sont disponibles à partir de 10 litres, et ce, jusqu’à 1000 litres pour les armoires.

Quant au prix, il varie suivant le volume, mais le prix moyen est de 50 euros pour un coffre de 10 litres et 1500 euros pour un modèle de 100 litres. Mais dans tous les cas, n’hésitez pas à multiplier les demandes de devis pour votre coffre-fort, et ce, en prenant en charge le transport et l’installation.

Enfin, si vous avez le budget nécessaire pour un coffre-fort, il est conseillé d’opter pour un coffre à encastrer pour la sécurité. En effet, il sera difficile d’accès et le cambrioleur aura plus de mal à le percer.

Un système d’alarme, la meilleure prévention contre le Home-Jacking

Comparé au simple cambriolage, le Home-Jacking est un cauchemar pour les propriétaires qui sont souvent séquestrés et ligotés. Pour prévenir cette forme de prise d’otage, les systèmes d’alarme s’équipent de boutons d’urgence et de code de désarmement sous contrainte. Comment ça marche ?

La télécommande d’urgence

Si par malheur, vous avez des intrus et ces derniers vous séquestrent, vous pouvez activer la télécommande d’urgence et contacter les correspondants que vous avez pris soin d’enregistrer dans le répertoire de l’alarme.

En quelques secondes, vous bénéficiez donc d’une aide et évitez le pire avec le Home-Jacking. Pour que cette solution soit efficace, choisissez bien les personnes à contacter, en évitant de mettre votre numéro de téléphone comme seule option si le premier contact n’a pas été joignable.

Le code de désarmement sous contrainte

Sur toutes les alarmes de bonne qualité, vous pouvez utiliser un code de désarmement sous contrainte. Ainsi, même si les bandits vous ont forcé pour désarmer l’alarme, une alerte muette est envoyée par la centrale d’alarme à tous les numéros préenregistrés.

Pour prévenir le Home-Jacking, faites en sorte de toujours bien paramétrer votre système d’alarme, et renforcez-le avec un armement partiel. En agissant ainsi, vous protégez le périmètre de la maison, tout en pouvant circuler librement dans toutes les pièces intérieures lorsque vous vous trouvez chez vous.

L’intervention de la police

Après avoir été alertée, la police viendra chez vous pour faire une constatation des faits, prélever les preuves, écouter les témoins et ouvrir un dossier sur votre cas. Et si vous disposez d’un système de vidéosurveillance, les images enregistrées par les caméras servent souvent de preuves, et permettent d’accélérer l’identification des malfaiteurs.

Pour votre sécurité, investissez donc dans les modèles d’alarme évolutifs dont la centrale est capable de gérer plusieurs périphériques, notamment les caméras de surveillance qui vont filmer l’action des cambrioleurs dès que vous aurez composé le code d’urgence ou utilisé la commande d’urgence.

Incendie domestique : quels sont les gestes préventifs ?

Un court-circuit, une fuite de gaz ou une bougie renversée, il suffit de peu pour déclencher un incendie domestique. Outre la perte matérielle, ce sinistre fait des milliers de blessés et de décès tous les ans. Il est donc indispensable de multiplier les précautions pour éviter d’enclencher un incendie.

Revoir le système électrique pour prévenir l’incendie

Parce que les courts-circuits représentent de réels dangers, il est important que le système électrique soit aux normes. Pour ce faire, prenez le temps de vérifier que toute votre installation électrique est fiable.

Ainsi, demandez l’aide d’un électricien confirmé pour effectuer un diagnostic électrique. Puis, enlevez tous les câbles rongés par les insectes et les rongeurs dans les pièces confinées comme les combles et les vides sanitaires, et c’est surtout le cas avec les vieux câblages isolé avec un matériau qui attire les nuisibles.

Ensuite, vérifiez vos vieux disjoncteurs et autres boîtiers à fusibles pour voir s’il n’y a pas de rajouts de raccordements, car ces appareils ont été conçus pour ne supporter qu’un seul circuit. Et si vous remarquez que les fusibles ont tendance à griller et que les disjoncteurs sautent souvent, vous avez un problème de surcharge de circuit ou de câblage qu’il faudra régler le plus vite possible.

Toujours entretenir les installations

Les chaudières et les chauffe-eau qui fonctionnent au gaz doivent être stoppés dès que vous sentez une odeur anormale qui indiquerait une fuite de gaz. Et pendant que vous aérez la maison, éteignez tous les appareils électriques, surtout le téléphone, et éloignez-vous de la maison avant d’appeler les secours.

En ce qui concerne les cheminées, le ramonage se fait tous les ans par un professionnel. Et si vous disposez d’un insert qui fonctionne avec du bois résineux, il faut au minimum deux ramonages dans l’année. Et pour éviter les projections de braise, vous devez installer un pare-feu sur la cheminée et éloignez tous les objets inflammables.

Un mobilier sécurisé

Pour limiter les risques d’incendie, équipez-vous de meubles rembourrés avec des mousses à inflammation retardée. Cela laisse aux propriétaires le temps d’éteindre un début d’incendie généré par une allumette ou une cigarette. Ce genre de produit existe également pour les matelas.

Quant au système d’éclairage, les lampes basse consommation dégagent une faible température de surface, ce qui n’est pas le cas des ampoules halogènes qui risquent d’éclater et enflammer les rideaux et autres objets décoratifs hautement inflammables.

En cas d’incendie, les habitants de la maison ne disposent que de quelques minutes pour réagir en éteignant le feu ou en prenant la fuite. Pour augmenter les chances de survie, les détecteurs de fumée sont souvent d’une grande aide. Enfin, veillez à toujours garder un œil sur la friteuse et les poêles sur le feu lorsque vous cuisinez, et entretenez régulièrement la hotte aspirante et les installations de gaz.